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Je reviens de toi, voilà je suis
là!
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Je reviens de toi, voilà je suis
là!
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Envie d’écrire, de réfléchir le sentiment, ce soir la vie sollicite mon attention.
L’enfant confié dort, je l’entends.
Il est là, ma mission est de l’élever, de l’accompagner.
Pourquoi la vie commence avec lui? A cet instant, je suis envie, pleine et repus de cette promesse d’ascension.
Ce n’est pas seul qu’il va s’élever, avec lui je vais grandir, transgresser les idées préconçues, celles qui pansent l’absence, l’inconnu.
Avec lui l’instinct va s’épanouir, sa liberté sera mienne, son regard sera, je le
souhaite, délié du mien.
Ce soir, à cet instant, ma vie a enfant un sens. (Lapsus…Il est beau celui là. Je le laisse, me l'approprie, il a cette heureuse saveur d'appuyer mon présent propos) |
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Le lapin est dans le jardin, il est là, le voilà revenu.
La nature habitée par ces êtres libres et silencieux, c’est pour elle que je suis là.
En quittant Paris, je me suis laissée aller à suivre cette inspiration profonde et étouffée sous des fondations en béton mal armé.
Je feins l’ignorance, j’entretiens la distance et me refuse à acheter pour quelques pelures sa présence et son attachement.
Restons libres.
Comment définir cette chaleur qui me vient au cœur ? Oui…L' effet d’évidence.
A qui dois je m’adresser… ? Merci, je n’en demandais pas temps.
Avant de clore le sujet, je me retourne, il n’est plus. C’est mieux, que la banalité ne soit pas ménagée. |
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Taisons nous, l’essentiel n’est pas là. L’essence est précieuse, ne nous dispersons pas. On se détache pour mieux se tenir, on se déleste encore et toujours pour ensemble mieux s’élever. Funambules, souvent cela ne tient qu’à un fil, certains passages sont sinueux et étroits, les perspectives nous échappent, si peu de temps, mais à quoi d’autre se suspendre en attendant ?
Mon tout petit, à cet instant je suis occupée, loin de toi. Plus tard dans la soirée, au calme et une fois avoir répondu aux nécessités pour mieux t’être disposée…Je m’étendrai près de toi.
Inspiration que se passe t’il ? Ce matin tu ne me quitte pas, tu t’imposes, ça déborde de tous côtés. Je note, je repousse, donne moi du temps pour travailler, de l’espace pour préciser mes sentiments. Retire toi à présent, j’ai suffisamment de matière en stock pour me sentir apaisée… Tu me donne du travail, mais n’oublie pas, il me faut m’étendre auprès de mon enfant.
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La Noé… Plus de cent cinquante ans dans la famille et tenue par d’humbles fermiers, tu es aujourd’hui propriété de riches anglais… Que tu es belle ma grande, c’est l’automne qui te va le mieux. Avant de notre temps, je me sentais bien ici bas, aujourd’hui je t’aime car le manque et le regret ajoute de la consistance au sentiment. Longtemps je me suis obstinée à ne plus t’approcher, trop longtemps j’ai refusé l’idée de ne plus être en droit d’entrer. La permission…Mais de quoi me parle t’on ? Ma maison, mes racines, ma deuxième culture c’est toi ». Plus d’aigreur, délivrée du besoin de possession, seules, chaque pierre et chaque tonalité feuilletée du vent dans les peupliers suffisent à restituer ce pourquoi, là, je me tiens devant toi, ce pourquoi la prochaine fois avec notre fils je reviendrai. A présent c’est de derrière la haie que je me souviens, c'est vrai, de front les émotions sont parfaites. |
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Paris... Les façades d’entre lesquelles je suis née, ne me protègent plus, à présent elles se dressent contre moi.
Il m’aura fallu cheminer jusqu’à l’évidence pour m’échapper de toi.
Le trop plein jusqu’à la déviance aura crée cette soif, vorace, de silence, dans lequel, je vais, enfin, pouvoir, m’entendre.
Espace dans lequel, je débriderai les sens trop longtemps retenus pour ne pas t’aspirer au passage, toi et ton air saturé.
Quelques matins, très tôt, dans quelques quartiers choisis, je retrouverai tes rues, tes places et tes avenues.
Je t’aime mais tu n’es plus, la force de ton histoire ne me suffit plus.
Je pars pour champs, chevaux et clochers.
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Inspiration Je ne te décide pas, je dois ni t’attendre ni te chercher.
Tu m’exiges humble, attentive et disposée à ces exigences devant lesquelles pour te laisser passer, il me faut m’écarter.
Je me pli… Tu me veux libre et détachée.
Lorsque parcimonieusement tu t’inscrits, qu’est ce qui t’enclenche, te déhanche et m’élève à chacun de tes mouvements ?
Qu’elle est la nature de mes souffrances ? Ton absence ou bien ce principe à te résister.
La perception serait elle faussée… ?
Céder, ne pas décider… la solitude originelle ne m’aurait elle pas appris à partager ?
Mesure tu le poids de ce que tu me dis là… ?
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Déjà la mère s’impose, il me reste quatre mois pour me frayer jusqu’à toi.
Dans cet espace vide et encombré, malgré l’aridité, la faiblesse du souffle qu’il me faut sans cesse reprendre, quelques tas de pierres sont encore à déblayer, les affres d’une absence passée, d’une fonction empêchée.
Pas de devoir, de responsabilité, je perçois mieux, plus ambitieux.
A ce stade de nous deux, mon fils, mon amour, j’y travaille nuit et jour. |
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Colorées par la lumière chaude et douce d’une fin de soirée, elles étaient là, telles deux sœurs, suspendues. |
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Dans la cour sur les graviers, elle tombe. La pluie. Je me demande si le paysan éprouve chacun de ces instants : Intrusion d’un courant d’air. Chant d’un coucou à peine haut perché. Faut-il atteindre l’asphyxie pour saisir précisément l’inspiration ? Dans quelle terre allons nous le planter ? Où va-t-il s’enraciner le petit arbre ? Allons nous restés vissés au bitume, aux pavés ?
Elle n’est pas belle cette putain de responsabilité ? |